Pause lecture #4 : Etretat / Canada / Peintre / Koala

Dans ma bibliothèque en avril

Premiere pause lecture pour ce mois d’avril. En ce début de mois, on part aux quatre coins du monde. Premier arrêt à Etretat sur la côte Normande pour une affaire des plus rocambolesques. On s’échappe ensuite au Canada avec la douce Blanche, la fille d’Emilie dont je vous parlais en janvier. Ensuite on jongle entre l’Allemagne et Paris au tout début du XXème siècle et on en apprend plus sur une jeune peintre avant-gardiste. Et pour finir notre tour du monde livresque, on découvre l’Australie et sa faune sauvage avec de petites histoires hilarantes.

Pause lecture 4

Le printemps, le retour des beaux jours, je ne sais pas vous mais moi ça me donne encore plus envie de voyager. Faute de pouvoir partir tout le temps en vadrouille, je découvre des lieux différents via les livres. Ce mois ci j’ai eu envie de continuer des séries entamées et de retrouver certains auteurs. Voilà le bilan :

– Pause Lecture #4 : La sélection –

Pause lecture 3

N’oublier jamais de Michel Bussi –

Résumé : Jamal Salaoui profite d’une semaine de vacances à Yport, en Normandie, pour préparer plus intensément la course de l’Ultra Trail du Mont Blanc (UTMB). Alors qu’un matin il part faire son footing sur les falaises normandes, il va assister impuissant au suicide d’une très jolie femme. De simple témoin à principal suspect, il n’y a qu’un pas et la vie paisible de Jamal va prendre des tournures inattendues.

N oublier jamais _ Michel Bussi

Mon avis : J’ai découvert Michel Bussi avec Nymphéas Noirs dont je vous parlais d’ailleurs lors de la pause lecture du mois dernier. Comme j’ai beaucoup aimé, j’ai eu envie de découvrir un nouveau roman de cet auteur à suspense mais contrairement à Nymphéas Noirs qui m’avait emballé dès les premières lignes, j’ai eu beaucoup plus de mal à accrocher avec N’oublier jamais. Pourtant le style reste dans le même esprit. Un des protagonistes prend la plume et on vit l’histoire à travers ces yeux. Dès les premières pages on est prévenu, on va essayer de nous berner. Pourtant, je ne sais pas, la mayonnaise n’a pas pris cette fois ci.

J’ai tout de même aimé découvrir ce petit coin de Normandie et me promener le long des falaises d’Etretat en février, quand l’endroit n’est pas bondé de touristes. Les personnages de Jamal et Mona sont assez attachants et je dois dire que j’ai bien aimé la toute fin du livre, très touchant.
Alors pourquoi je n’ai pas été emballé ? Je ne saurais trop vous dire. Peut être que l’histoire est un peu trop téléphonée et tirée par les cheveux. On passe de rebondissement à rebondissement, on est un peu perdu avec toutes ces informations qui s’entremêlent et bien qu’on reste perplexe sur le fin mot de l’histoire, le suspense n’est pas aussi réussi que pour Nymphéas Noirs. La phrase « trop de preuves tue la preuve » me vient immédiatement en tête quand j’avance dans ce roman, qui au final me rappelle un peu les films bidons des dimanches pluvieux. Toujours en rapport avec le suspense, Jamal nous avertit dès le début qu’on va douter de lui, mais qu’il faut le croire. A aucun moment je n’ai pensé qu’il était impliqué. J’ai donc trouvé ces rappels d’innocence infondés et l’effet raté.

Un avis mitigé, bien moins enthousiaste que pour mon premier Michel Bussi certes mais le style simple et les histoires tordues de cet auteur me feront surement revenir vers d’autres titres. Que voulez-vous, j’aime qu’on me retourne le cerveau avec des histoires aux dénouements invraisemblables.

Pocket. 543 pages. 7,70 euros.

Note : 2,5/5

☁︎

Blanche : Les filles de Caleb
d’Arlette Couture –

Résumé : Dans ce tome 2, on retrouve une Emilie vieillit mais toujours passionnée par l’enseignement. De retour à Saint Tite après un départ précipité de leur ancienne maison, on suit l’évolution de la petite famille, et les ambitions de chacun des enfants qui peut à peut prendront leur envole vers de nouveaux horizons. On s’attardera plus particulièrement sur Blanche, qui tente de se faire une place dans la médecine encore très masculine à cette époque.

Blanche Les filles de Caleb _ Arlette Cousture

Mon avis : Quel plaisir de retrouver Emilie et de découvrir ce que l’avenir lui réserve. Si vous vous demandez de qui je parle, je vous invite à découvrir mon avis sur le Tome 1 des Filles de Caleb qui m’avait transporté dans un Canada des années 1900.

Encore une fois on voyage à travers le Canada et je retrouve dans les descriptions Montréal, qui malgré les années semble ne pas avoir tant changé. C’est avec autant de plaisir que j’ai parcouru les pages de Blanche, un roman remplit de rebondissements et de plus ou moins de détails sur l’évolution de chacun des neufs enfants.
J’ai beaucoup aimé découvrir de nouveaux personnages et en retrouver certains (ou pas pour un en particulier mais je n’en dirais pas plus), voyager vers de nouvelles parties du Canada et découvrir la détermination de Blanche pour faire se faire une place dans ce monde d’hommes.

Si vous avez lu Emilie, je ne peux que vous conseiller de continuer à suivre ses aventures, même si elles ne sont pas toutes roses, et voir l’évolution de la famille à travers une nouvelle génération. Et si vous ne connaissez pas, allez lire le Tome 1 et laissez-vous transporter quelques années en arrière pour découvrir une partie du Canada.

Edition La Table Ronde. 547 pages. Existe en Poche.

Note : 4/5

☁︎

– Etre ici est une splendeur
de Marie Darrieussecq –

Résumé : Paula est une artiste. Tout ce qui l’intéresse c’est l’art et la peinture. Elle effectue de nombreux aller-retours entre Worpswede, en Allemagne et Paris où elle suit des cours de nu et reproduit sans fioritures ce qu’elle voit, d’un oeil féminin, bien différent de celui des peintres de l’époque (Gauguin, Monet, etc) qui ne sont pour la plupart que des hommes. Cette jeune artiste allemande, à la vie un peu bohème, n’a pas vécu longtemps mais pourtant, elle fut reconnu à titre posthume comme avant-gardiste du mouvement impressionniste.

Etre ici est une splendeur _ Marie Darrieussecq

Mon avis : Cet ouvrage, recommandé par la Presse, n’a rien à voir avec le genre de livres que je peux lire habituellement. Il m’a surpris car le rythme est très rapide. Les phrases sont courtes, les paragraphes tout autant et les idées s’enchainent, tant et si bien qu’on peut vite être perdu entre l’entremêlement des noms allemands et des vies qui se croisent et s’entrelacent. A lire donc au calme et en étant concentré, sous peine de ne rien comprendre.

J’ai trouvé intéressant de découvrir la courte vie d’une peintre avant-gardiste à travers des bribes d’histoire, des extraits de correspondances et des témoignages imbriqués les uns dans les autres comme le joyeux fouillit que fut la vie de Paula M. Becker. Cette peintre d’origine allemande a réussit malgré l’époque à se faire une place dans le monde de la peinture et bien que son succès soit venu à titre posthume, elle a été l’une des premières à innover dans l’autoportrait avec par exemple des oeuvres d’elle-même enceinte. Du jamais vu à l’époque.

Niveau lecture, il est difficile parfois de garder le cap tant les temps se mélangent et le rythme est soutenu. Les idées s’enchaînent parfois de façon un peu décousues, mais j’ai aimé les comparaisons avec les artistes plus récents. Si vous aimez l’art et que vous vous intéressez à la peinture et aux peintres femmes, vous serez sans doute intéressé de découvrir Paula M. Becker. Si vous n’êtes pas trop lecture, ou que la vie d’une artiste du début du XXème ce n’est pas votre tasse de thé, je vous conseille de passer votre chemin.

P.O.L. 146 pages. 15 euros.

Note : 2/5

☁︎

L’ivresse du kangourou / Le koala tueur
de Kenneth Cook –

Résumé : Un physique peu avantageux, un penchant pour la bière bien fraîche et un chic incroyable pour se fourrer dans des histoires improbables, Kenneth Cook nous fait voyager dans l’Australie des années 80 en nous racontant avec humour et simplicité ses péripéties dans le bush.

Kenneth Cook

Mon avis : J’adore ! J’ai relu avec plaisir ces deux petits romans, condensé de nouvelles sur les aventures australiennes de l’auteur et j’ai encore une fois éclaté de rire en imaginant les scènes. Si vous ne connaissez pas Kenneth Cook et que vous avez envie de découvrir les dessous du bush australien, je vous recommande à 100 % les trois ouvrages de l’auteur : Le Koala tueur, L’ivresse du kangourou ou encore La Vengeance du Wombat que je n’ai pas avec moi à Grenoble mais qui est tout aussi drôle.

Dans ces trois volumes, Kenneth Cook, journaliste, réalisateur, scénariste et écrivain australien raconte à travers des minis-histoires ces aventures dans le bush australien. Quand vous commencez une histoire, vous êtes directement projeté au côté de cet écrivain, qui décrit comme si vous y étiez les paysages et les gens qu’il rencontre. Impossible de ne pas rire en découvrant ces anecdotes. En bref, c’est tout une aventure, une bouffée d’air frais, du rire et du voyage dans un si petit livre.

Editions J’ai Lu et Le Livre de Poche. 218 pages. 6 euros.

Note : 5/5

☁︎

Encore une fois les genres sont variés, de quoi vous donner des idées de lectures différentes. J’ai aimé retrouver des personnages que j’avais laissé de côté quelques temps et me plonger à une autre époque dans des pays que j’ai pu visiter. C’est chouette de retrouver des similitudes et voir ce qui a changé par rapport à aujourd’hui. Le mois n’est pas fini et j’ai lu d’autres livres, il n’est donc pas exclu que je revienne avec une seconde pause lecture d’ici peu…

Et vous, votre livre du moment ?
Vous en connaissez un de livres ?

 A très vite.mavielabas-lecture



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