Triathlon de Thonon-les-bains Distance M

Thonon-les-bains, Juillet 2017

Comme le dit l’adage, jamais deux sans trois ! Après mes débuts sur un triathlon S en équipe, une récidive beaucoup trop rapide avec le trisalagou, c’est un défi un peu plus important qui nous attendait avec les copines le 9 juillet dernier lors du Leman-Thonon triathlon en distance Olympique !


triathlon thonon les bains M

Vous savez que j’adore vous raconter mes courses et toutes les péripéties qui m’arrivent quasi à chaque fois (pourtant je ne le fais pas exprès je vous assure). Le triathlon de Thonon-les-bains ne va pas faire exception et cette fois j’ai même demandé aux copines de me faire un petit retour sur leur propre expérience. J’espère que ça vous plaira !

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– Triathlon Thonon distance M –

C’était le gros défi de l’année. Le triathlon de Thonon, ces 1500 m de nage dans le lac Léman, son parcours vélo de 36 km avec plus de 600 m de dénivelé et les 10 km de course à pied dans le domaine du Château de Ripaille. On a pris nos dossards dès le mois de mai et on s’imaginait toutes sortes de choses. On stressait avec la barrière horaire des 3 heures après le vélo, on se demandait si on allait réussir à nager sans couler, à grimper sans trop de mal le gros dénivelé qui nous attendait et moi je désespérais de ne pas réussir à courir les 10 km après un petit blocage depuis le trail du lac de Paladru. Malgré tout ça, on l’attendait impatiemment et il est arrivé beaucoup plus vite qu’on ne le pensait. Aaaah, on n’est pas prête !!!

Triathlon Thonon les bains dream team

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– Préparation –

Pour se préparer au mieux, on s’est organisé des sorties vélo entre filles dans les hauteurs grenobloises, on a continué nos sorties hebdomadaires en inventant des parcours pour gérer au mieux la canicule, on se retrouvait à la piscine pour enchainer les longueurs et on a mobilisé toutes les filles de #girlsrungrenoble pour nous aider à rester motivé. Pourtant, on a pas eu l’impression d’en avoir fait assez, on a un peu fait nos feignantes quand il faisait vraiment trop chaud et surtout, c’est arrivé beaucoup trop vite !

La veille, on chargeait pourtant la voiture en accrochant nos bolides à l’arrière en espérant qu’ils restent bien en place et on se rejoignait dans un hôtel proche du lieu de départ pour une soirée papotage, conseils et motivation. Les garçons étaient là aussi pour nous encourager dans notre folie et nous soutenir tout au long du parcours (merci à eux !)

Avant d’aller se coucher, on a été retirer nos dossards. En deux-deux c’était fait mais loin de nous réconforter, ça nous a un peu mis la pression. Déjà, tous les bénévoles nous on demandé si on le faisait en relai. Euh, non, non, on s’est bien inscrite en solo et on compte bien assurer sur toutes les épreuves. En plus, le temps commençait à se faire menaçant et les garçons qui regardaient le parcours ont essayé de nous faire croire à des vagues de 2 m (au moins ça) et à un sol plus que glissant pour le vélo avec une montée insurmontable. Bref, pas de quoi nous apporter du réconfort. Mais on est des warriors et surtout on est 4 pour se surmotiver  leur démontrer qu’on est pas là pour rigoler. Non mais !

Le jour J, on commence à sentir nos estomacs qui se nouent mais on se rend au parc de la Châtaigneraie ultra-motivé à en découdre. En plus, on arrive pile pour voir Valentine en terminer avec son premier tri. De la voir tout sourire comme ça, ça nous donne la patate et on a hâte de se jeter à l’eau bien que le temps commence à devenir menaçant. Mais on s’en fiche, ça va le faire !

thonon leman triathlon depart

Depart lac leman triathlon thonon les bains

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– Natation –

Time to go ! On descend sur les pavés histoire de voir la température de l’eau (c’est froid !). Quasiment tout le monde à une combinaison sauf nous. C’est moi ou on nous regarde comme des touristes ? Allez, pas de pression, on est tous dans le même bain. Souffler, repérer toutes les bouées à contourner, ne pas penser et se lancer. Le décompte commence, on nous presse à rejoindre la ligne qui se trouve un peu plus loin dans l’eau. Les femmes vont s’élancer en premier, ce qui nous rassure un peu, surtout après l’effet machine à laver du triathlon du Salagou qui ne nous avait pas laissé un bon souvenir avec Chloé.

3-2-1 Go ! Le départ  n’est pas facile, il faut y aller sans élan puisque l’on n’a pas pied. D’où on est placé, sur le côté gauche, on est éloigné de la masse mais on doit passer au dessus de la ligne d’eau avant de commencer à bien nager. Si l’eau est bien fraiche, on oublie vite qu’on a froid et s’est parti. Un, deux, trois, souffle, un, deux, trois, souffle. Les filles sont tout près de moi, ça me rassure. La première bouée arrive vite, je suis lancée et je suis bien. J’essai de lever la tête de temps en temps pour voir si je suis toujours dans la bonne trajectoire mais j’avoue beaucoup me fier aux filles devant moi. D’ailleurs, il y a en une qui commence à m’énerver, elle zigzag sans arrêt et me coupe dans mon mouvement toutes les deux minutes Je me met en brasse le temps qu’elle prenne un peu le large et je continue. Dans l’eau, ça n’a rien à voir avec Montpellier où je n’étais pas parvenu à nager. Là, je peux vraiment poser ma nage et prendre du plaisir. Une des bouées sur la longue trajectoire droite est légèrement à l’intérieur. Je note qu’il faut éviter d’aller trop près d’elle pour éviter de perdre du temps inutilement lors du second tour (peine perdu, j’ai refait la même bourde). Ah oui, je ne vous ai pas dit, mais il y a une sortie dite « à l’australienne » après le premier tour de 750m. De quoi reprendre un peu son souffle en courant le long du tapis rouge pour rejoindre le départ de la boucle.

Jess est toujours tout près de moi mais je ne vois plus ni Chloé, ni Johana? Je ne m’inquiète pas, elles ne doivent pas être loin vu qu’on nage quasiment au même rythme d’habitude. Arrive enfin la dernière ligne droite avant la sortie. Finalement, ce premier tour n’aura pas été si terrible que ce que j’avais imaginé. A peine je me fais cette réflexion qu’un requin me frôle. Ah non, je suis bête, on est tout simplement en train de se faire rattraper par les gars qui sont partis avec 5 minutes de retard. Ca nage tellement fluide et vite, je suis impressionnée. Pas le temps de m’extasier trop longtemps que je me prends un méchant coup de coude dans la lèvre. Ca me sonne un peu alors je me met en planche quelques secondes histoire de reprendre mes esprits. Je vois des étoiles et j’ai l’impression d’avoir perdu une dent mais je suis à deux mouvements du bord, je repars sous l’oeil vigilant des secours. Dès que j’ai pied, je me relève touche ma lèvre. J’ai plein de sang sur les doigts mais les bénévoles me tirent vers le tapis et me disent « allez, c’est rien, file ! ». Dans ces moments là, mon cerveau est au garde à vous et exécute les ordres sans réfléchir. Je cours le long du tapis et je me jette à l’eau tel un cachalot (dans mon esprit j’étais plutôt une sirène ahah) pour repartir sur le même parcours.

Ce second tour passe un peu moins vite que le premier, du moins je pense. Je suis contente que l’eau soit froide, ça évitera à ma lèvre de trop gonfler. Par contre le temps se gâte et ça se ressent sur l’eau qui commence à bien s’agiter. En plus, je crains de me reprendre un coup et chaque fois que quelqu’un approche trop près de moi, je passe en brasse, ce qui me fait perdre un peu de temps. Mais encore une fois, je n’ai pas le temps de trop réfléchir que j’arrive déjà au niveau des bénévoles. J’attrape une main et je cours dans les escaliers qui mènent au parc à vélo. J’entends un « laissez vos bonnets ». Je jette le mien en l’air derrière moi, pas de temps à perdre, mon vélo m’attend !

Temps officiel : 31’06 (avec la transition)

Thonon les bains triathlon natation lac leman

Thonon les bains triathlon natation mavielabas

Thonon les bains triathlon natation lac leman

Thonon les bains triathlon natation mavielabas

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– T1 –

En posant nos vélos avant le départ, on s’est rendu compte qu’on était vraiment bien placé. Pas trop loin de chaque sortie et surtout, on est au pied d’un arbuste. Impossible de se tromper. Je vois Jess qui est déjà en train de se préparer pour le vélo, je lui raconte brièvement ma mésaventure pendant que les filles nous rejoignent. Je ne prends pas le temps de bavarder plus que ça et je file sans me retourner. Je sais que les filles sont plus rapides que moi sur la course, je préfère prendre de l’avance comme je peux pour ne pas arriver trop à la bourre à la fin. Maxime qui a pris toutes les photos (merci, merci) me dira qu’il a même failli me rater, pensant que je mettrais plus de temps à la transition.

PAV Triathlon Thonon les bains

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– Vélo –

Comme pour le Salagou j’ai décidé de courir avec mes chaussures de vélo jusqu’à la ligne. Le sol du PAV est de l’herbe, ça ne me pose pas de problème et je pense gagner du temps de cette façon. C’est sous une petite pluie fine mais pas dérangeante que je m’élance.

Le début du parcours est assez roulant. Je regarde ma montre, je suis à 26km/h, je décide d’accélérer un peu jusqu’à la première montée. Elle arrive vite et les premiers vélos me dépassent. Je ne me formalise pas et j’avance en essayant de tourner mes jambes au plus vite. Pour l’instant ça va mais très vite la pente s’intensifie et mon tour de pédale lui diminue. Chaque personne qui me double m’encourage d’un petit mot, je trouve ça génial et ça me motive. La première fille qui me dépasse me conseille d’enlever encore une vitesse. Ah, si seulement je pouvais ! Mais non, je suis déjà au plus bas et si mon vélo ne m’aide pas dans la montée, je compte sur ma persévérance et mes cuisses pour faire le boulot. C’est d’ailleurs quelques mètres après que Johana me passe devant. Je la vois s’envoler comme si le sol était plat, elle me fait rêver !

J’avance, accélère chaque fois que je le peux mais la partie qui m’attend ne va pas être de tout repos. La pluie s’est intensifiée, on nous signal de faire bien attention aux lignes blanches pour ne pas glisser. L’eau ne me dérange pas plus que ça mais les grêlons qui s’invitent à la fête juste avant le ravito, eux, ne sont pas les bienvenus. Sur cette même portion, les coureurs reviennent en sens inverse quelques mètres. C’est là que je croise de nouveau Jess qui m’a doublé un peu plus tôt sans oublier de m’encourager comme il se doit. De la voir me redonne le sourire et c’est là que je me rend compte que je suis vraiment en train de profiter de ce triathlon malgré le temps. Mon seul petit problème vient de mon casque que j’ai mal calé à cause de ma coiffure et qui tente de se faire la malle chaque fois que je prends de la distance. Il est encore plus impératif de ne pas tomber !

Au kilomètre 18, fini la rigolade ! Si je trouvais le départ difficile, la montée qui m’attend est pire. D’ailleurs elle porte bien son nom puisqu’elle mène au Col du feu ! Hop, je me met en mode moulinage et je tourne, je tourne mais mes pédales sont tellement dures. En plus, je me fais doubler encore et encore. J’ai bien du voir passer 150 concurrents depuis le départ du vélo. Je suis si lente que ça ?

Vers la fin de la montée, je commence à vraiment être dans le dur. Et je ne suis pas la seule. On est un petit groupe de 5 à souffler tout ce que l’on peut et à n’attendre que la bosse. Certains se sont même arrêté sur le bas côté, je me demande comment ils vont faire pour repartir… Mais je tiens bon et vient le moment tant attendu, la descente ! Je prends les lunettes, les cales dans ma trifonction car avec la pluie et la vitesse je ne vois pas grand chose. C’est vraiment ma partie et je redouble quelques personnes donc certains avec des vélos de compet’, j’ai l’impression d’être une pilote. Je suis en mode course jusqu’à la fin avec une pointe à quasi 60km/h. J’adore et je m’éclate à pédaler à fond dès que la route remonte un peu ou qu’elle devient plate. Un gars est juste devant moi et n’arrête pas de se retourner. Heureusement pour lui, des voitures vont venir s’intercaler entre nous et je joue la prudence en restant derrière pour ne pas glisser en doublant sur une ligne blanche. J’aime la vitesse mais je sais rester raisonnable.

Et puis à quelques kilomètres de l’arrivée, j’aperçois un vélo rouge. Celui de Jess. Ni une, ni deux, je fais l’effort et je la rattrape pour qu’on arrive quasiment en même temps sur le PAV. C’est tellement chouette de ne pas participer seule et d’avoir des niveaux quasi similaires pour se donner des ailes. La seule chose qui me turlupine c’est que je n’ai pas vu Chloé. Je pensais qu’elle me doublerait dans le montée mais non. J’apprendrais plus tard qu’elle … non attendez, je ne vous dis rien, vous lirez ses péripéties un peu plus bas héhé.

Temps officiel : 1h47 (avec la transition).

triathlon thonon les bains velo maxence pierre
©Maxence Pierre

Thonon Triathlon M velo

Triathlon Thonon M velo

Thonon Triathlon M velo PAV

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– T2 –

La ligne est proche, j’enlève les scratchs de mes chaussures et je m’arrête pile devant l’arbitre qui plaisante en me disant « oh non, les chaussures à 200 euros, outch » quand celles-ci frottent un peu sur le bitume. Ca me fait rire et je me rends compte que les arbitres sont beaucoup plus détendu ici qu’à Echirolles.
Je cours jusqu’à mon emplacement en enlevant mon casque qui comme vous le voyez n’avait pas très envie de rester en place et retrouve Jess. On papote un peu et comme c’est la partie que je redoute, je prends mon temps avant de repartir. Mon sac plastique censé protéger mes chaussures de la pluie s’est envolé, alors je décide de mettre mes chaussettes pour éviter les ampoules et on part tout sourire avec Jess. je lui dis que j’allais y aller vraiment tranquille pour être sûre d’arriver sans être au bout de ma vie.

T2 depart course triathlon thonon les bains

– Course –

Je suis détendue, tout sourire et je sais que même si ce 10 km risque d’être le plus long que j’ai couru, rien ne m’enlèvera ce sentiment de prendre du plaisir tout du long. En plus, je regarde ma montre qui indique 15h15. Vous vous rendez compte, je pensais arriver à 17h au plus tôt et là je réalise que même si j’avance au ralenti, je ne mettrais pas deux heures. Je cris l’heure à Jess qui file comme une fusée et je pars à mon rythme. En sortant de la partie « forêt », je vois Maxime qui est là, tout aussi souriant que moi.

Le début du parcours se fait sur un minuscule trottoir. Je regarde les coureurs qui reviennent de l’autre côté et je me dis que j’ai encore du boulot sur le vélo. D’ailleurs, en reposant mon vélo, certains passaient déjà la ligne d’arrivée !

Vient la partie la plus sympa, dans le parc du château. Deux boucles nous attendent là-bas et donc il y aura deux montées d’escaliers ! Ah les coquins ! Je me fais doubler mais je double aussi. J’encourage ceux qui s’arrêtent et je continue d’avancer. Je sais que je suis dans une course et que je suis censée avancer plus vite mais j’ai peur de ne pas arriver au bout alors tant pis, je garde mon rythme de tortue. A chaque passage au ravito, j’essai de boire mais en courant, ce n’est vraiment pas simple. Le soleil est de retour, la chaleur avec elle. Dernier tour avant le retour sur la route. Je demande aux bénévoles de m’arrroser, j’ai chaaauud !!

J’ai vu Johana et Jess sur le parcours, un petit en vélo a décidé qu’il allait m’encourager toute la première partie, j’ai trouvé ça trop chouette, Chloé n’est pas loin, je l’encourage à me rattraper pour qu’on finisse ensemble, j’ai des crampes parce que j’ai trop bu mais j’arrive à faire abstraction, je regarde le paysage autour de moi, le parc est vraiment sympa, et puis le voilà au moment du retour. Plus que deux kilomètres. J’accélère le rythme et c’est au tour de l’arbitre de venir rouler à ma hauteur. Je lui demande si je suis dernière, ça m’inquiète, pourtant j’ai vu d’autres personnes derrière moi. Non, il voulait juste m’encourager un peu. Au loin, je vois Maxime, je lui fait mon plus grand sourire et quelques mètres plus loin je double un mec. Ahah, moi aussi je double en course, chic ! Je sais que c’est bientôt la fin et j’en ai un autre en ligne de mire. Un peu plus vite, le tapis rouge est là, le lac aussi, turbo activé, je sprinte et le rattrape juste sur la ligne. Il me regarde comme si j’étais folle, ba oui, il avait 5 minutes d’avance avec le départ différé, pourquoi essayer de le doubler ? Je m’en fiche, j’ai fini, je suis arrivée et j’ai la banane !

Temps officiel : 1h09 (oui, j’ai trainé).

Triathlon M Leman Thonon course a pied

Triathlon M Leman Thonon course a pied

Triathlon M Leman Thonon course a pied M

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– Sur la ligne d’arrivée –

Yihaaaaa, j’ai réussi ! J’ai adoré chaque moment de ce triathlon (ou presque, la montée était vachement raide) et les copines sont là avec, elles aussi, un énorme sourire. Chloé arrive à quelques secondes de moi. J’étais tellement focus sur cette ligne d’arrivée que je ne me suis même pas retourné pour voir si elle était là…

Pas de médaille, pas de Tshirt, rien qui nous laissera un souvenir « voyant » mais des images pleins la tête, un moment de partage, de dépassement de soi, de première sortie vélo sous la pluie, de reprise de confiance en course à pied, de rires, de joie, d’amitié, de défi, d’encouragements, et d’envie de recommencer !

Temps final, ? 3h28 ! Moi qui pensait mettre 4h, je passe même sous les 3h30, quelle fierté ! J’ai des progrès à faire certes, et si je m’étais bougé en course et que j’avais suivi Jess, j’aurai fait 10 minutes de moins mais étrangement, je n’ai aucun regret ce coup là. Ce que je retiens c’est vraiment ce plaisir tout au long des 3h28. La performance viendra plus tard, maintenant que je sais ce que donne une distance M ou Olympique.

triathlon thonon les bains distance M

arrivee triathlon thonon les bains distance M

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– Et pour les filles ? –

J’étais tellement contente de partager ce moment avec les filles et on avait tellement de choses à se raconter sur la ligne d’arrivée, que je me suis dis que ça vous intéresserait peut être d’avoir leurs ressentis à elles aussi. Si Chloé a été mon binôme de choc pour les deux triathlons précédents, pour les deux autres, c’était un plongeon dans l’inconnu. Et oui, elles commencent fort !

– Chloé –

Chloe Triathlon Thonon

Plutôt que de faire un compte-rendu complet du triathlon, je vais revenir sur trois moments qui m’ont marqué à l’occasion de ce gros défi que l’on s’était fixé pour 2017. J’ai décidé de choisir une anecdote par discipline :

La natation : c’est un peu ma bête noire du triathlon, surtout après le triathlon du Salagou pour lequel la partie natation a été vraiment chaotique. La quasi-totalité des participants sont équipés d’une combinaison et on ne fait pas les malines avec nos trifonctions ! Une fois lancée, la natation se déroule plutôt bien et je suis au coude à coude avec Johana. Cela me motive et je décide que je ne la lâcherai pas jusqu’à la fin des 1500 m. Finalement je finis en 31 minutes et des brouettes, Johana est juste devant moi, je suis super contente de mon temps !

Le vélo : une fois la partie natation passée je suis rassurée mais je commence à me dire que je vais rapidement avoir envie de faire pipi. Petit à petit je ne pense plus qu’à ça sur le vélo, au moins cela me permet de ne pas trop me préoccuper de la pluie et de la grêle ! Au bout d’un moment je craque et je m’arrête derrière un amas de troncs d’arbre en espérant qu’aucun participant ne passe à ce moment-là… J’ai eu de la chance et j’ai pu affronter le col de feu dans de bonnes conditions !

La course à pied : c’est la partie sur laquelle je suis le plus à l’aise même si ce n’est pas évident après 1500 m de natation et 36 km de vélo. Je suis dans les derniers participants, c’est un peu dur pour le moral, heureusement je croise les copines et j’ai la chance d’être encouragée par les bénévoles et surtout par un arbitre trop cool qui ne va pas me lâcher jusqu’à la fin du triathlon ! Habituellement les arbitres sont assez stricts sur les triathlons et pas vraiment d’humeur à la rigolade mais celui-ci a vraiment été au top ! Il est en vélo donc je le croise pas mal de fois et sur le dernier kilomètre il me dit « je vois que vous courrez plus vite, vous avez allongé votre foulée » ça me rebooste à fond et je termine les 10km en sprintant vers l’arrivée, heureuse de retrouver les copines qui sont toutes arrivées et qui comme moi ont le sourire jusqu’aux oreilles !

Je suis ravie d’avoir pu partager ce défi avec mes acolytes préférées et je n’ai qu’une hâte : recommencer ! Quel sera notre prochain gros challenge ? Peut-être un half-ironman en 2018…

triathlon thonon les bains natation lac leman

Chloé thonon les bains triathlon M

Jessica

Jess triathlon Thonon

Ce 9 juillet 2017, je l’attendais avec impatience mais aussi avec quelques doutes ! Ça allait être mon premier triathlon et j’avais décidé de me lancer sur le format M pour le côté challenge de l’épreuve. Avec cette barrière horaire de 3h (natation + vélo), je m’étais dit qu’il ne faudrait pas trop traîner sur le parcours, surtout que ça monte bien !

En arrivant sur les lieux, je me sentais vraiment comme une touriste qui se serait perdue. Mais heureusement grâce à Camille et Chloé, pour qui ça allait être leur 3ème triathlon, j’ai pu bénéficier de leurs conseils précieux pour les transitions et comment rentrer dans le parc à vélos.

Le stress était à son maximum avant le départ et je n’avais vraiment pas envie de nager (plutôt par flemme car temps gris ce jour-là). Mais une fois le départ lancé, je n’ai pas trop réfléchi et j’ai avancé. J’ai pu suivre une dame avec les manches oranges fluos (merci Camille pour le conseil ^^) et c’était top. Je termine la natation avec un meilleur temps qu’en piscine, et surtout de supers sensations.
Le fait d’avoir Maxime et Chris qui nous encouragent et surtout de recroiser les filles à la T1 était top, ça motive à fond !

La partie vélo s’est déroulée sous l’orage (pluie fine, puis forte et enfin grêle !) mais bizarrement j’ai vraiment adoré. Les montées étaient bien dures mais la descente était roulante comme il fallait. J’ai vraiment apprécié la gentillesse des filles qui me doublaient mais qui avaient toujours un mot gentil d’encouragement. On avait beau être dans une compétition, il y avait quand même de l’entreaide et un côté humain à l’épreuve. On termine le vélo ensemble avec Camille qui m’a doublé dans la descente et place à la T2 puis à la course. Les jambes sont lourdes et je me sens fatiguée. Difficile de s’alimenter correctement avec un départ de course à 13h. On attaque la course ensemble avec Camille puis on va chacune à notre rythme. Le parcours est pas mal, les bénévoles sont tops et surtout, j’arrive à croiser Johana, Chloé et Camille à plusieurs reprises. C’était boostant et on savait qu’on était presque au bout de l’effort !

Je franchis la ligne d’arrivée et je retrouve Johana. On s’est dit « ça y est, on est triathlètes » puis « snif c’est déjà fini » !! Quelle fierté et soulagement d’être allée jusqu’au bout !! Et surtout : 1/ avec un chrono largement au-dessus de nos espérances (3h18 pour ma part) et 2/ sans aucun souci pour cette barrière horaire qui nous aura bien stressées depuis de nombreuses semaines 😉 3h18 peut sembler long comme temps, mais tout s’est passé tellement vite, c’est fou !!

Les émotions pendant le triathlon sont tellement différentes de ce que j’ai pu vivre jusqu’à présent et si je devais résumer l’évènement en un mot ça serait : extraordinaire. Le dépassement de soi, l’entreaide, la diversité des sports, l’enchaînement, tout était vraiment intense. Et surtout, de pouvoir vivre ça avec 3 chouettes copines c’était juste génial !!! On remet ça quand ??! 🙂

Jess triathlon Thonon

Johana

Johana triathlon Thonon
Natation – 1500 m (31 min 33 s)

C’est avec une certaine angoisse, le visage crispé, que j’avance timidement dans l’eau, vers la ligne de départ. C’est le moment : impossible de reculer !
J’ajuste une dernière fois mes lunettes, un regard vers les copines de galère… L’émotion que je ressens, à ce moment là, est un mélange agréable entre peur et excitation !!!

Le départ est donné et je m’élance en crawl. Tout se passe bien, je dépasse les premières bouées en maintenant un rythme et je lève un instant la tête pour regarder autour de moi : erreur ! Mes lunettes sont pleines de buée, je panique car je ne parviens pas à voir si je suis bien placée pour ne pas gêner les nageurs plus rapides et notamment les hommes dont le départ est 5 minutes après nous. Mon cœur s’emballe, je bois la tasse et je n’arrive pas à reprendre correctement une respiration.

Je me concentre, je me dis que cela ne sert à rien de chercher à tout pris à crawler. Je remonte mes lunettes et j’aperçois Chloé près de moi et cela me rassure immédiatement. Je tente de me maintenir près d’elle.

La sortie à l’australienne, à mi parcours, me fait le plus grand bien ! Les bénévoles nous aident à nous hisser hors de l’eau, je cours sur le tapis en tentant d’enlever la maudite buée de mes lunettes et c’est parti pour le second tour. Finalement, j’avance bien en brasse coulée, Chloé est proche de moi et je reconnais la trifonction de Camille au loin, elle sera mon lièvre jusqu’à la fin.

Transition de la natation au vélo (2 min 10 s)

Je me dirige désormais vers le parc à vélo plus sereine, normalement je devrais assurer à condition qu’il ne pleuve pas. Pour le moment, le temps se maintient, il fait gris mais la température est agréable.

Je croise rapidement Camille qui part, suivi de Jessica. On a juste le temps de s’encourager !
Comme prévu, j’enfile mes chaussures, mon casque, mes lunettes et mon porte-dossard. Je mange un peu et hop je m’engage. Il me semble que j’ai été assez efficace !

Cyclisme 36km / 600m D+ (1 h 34 min 49 s)

Ma montre est à mon poignet et non pas sur mon guidon comme à l’habitude, je ne peux donc pas surveiller ma fréquence cardiaque et ma vitesse. Je me dis que de toute façon il faut que je me donne à fond pour gagner du temps. Je suis confiante, je rattrape et dépasse quelques personnes et j’ai collé sur mon guidon des antisèches en indiquant les différents dénivelés tout au long du parcours pour pouvoir gérer mes efforts. Ce qui m’angoisse le plus, ce sont les descentes et de voir le temps s’assombrir peu à peu n’arrange pas les choses. Pas loupé, je viens à peine d’attaquer la grosse montée qu’il se met à pleuvoir, de plus en plus et même à grêler ! Vient le moment redouté : la descente sous la pluie et je ne fais pas la maline ! Il ne faut pas que je freine trop car je risque de glisser. Je me surprends à me dire à haute voix « allez jojo » et je me lance. J’ai tellement serré les dents que j’en ai eu mal à la mâchoire ! Au final je suis contente car j’ai réussi à plus ou moins suivre les personnes qui étaient juste devant moi et c’était pas gagné !

Transition du vélo à la course à pied (3 min 40 s)

Je m’approche du parc à vélo, je vois au loin des bénévoles qui m’indique de ralentir car il faut descendre du vélo avant de franchir la ligne de transition. Un bon dérapage devant l’arbitre mais c’est tout bon ! J’ai été tellement crispée sur mon vélo que je n’ai plus de force dans les bras pour suspendre mon vélo par la selle, je suis à deux doigts de le laisser par terre mais on me signale qu’il faut qu’il soit correctement installé… j’ai du m’y reprendre une dizaine de fois… Je sens que je suis un peu flagada, je prends une pom’pote que je tente de manger en enfilant mes chaussures mais je m’en mets de partout…

Course à pied – 10 km (57 min 12 s)

Bientôt la fin ! Durant le premier kilomètre j’ai cette impression de courir sur un nuage… suivi d’une sensation de jambes bien lourdes qui ne me quittera pas. Au premier ravito des bénévoles nous tendent des gobelets, j’en prends un pour boire et le second pour me le verser sur le corps car j’ai chaud mais j’ai pas fait attention qu’ils nous servaient du coca aussi… c’est évidement celui que je me suis versée dessus…
J’ai envie de m’arrêter à chaque kilomètre, j’ai le ventre ballonné mais je me force car en jetant un regard sur ma montre je constate avec étonnement que je suis plutôt régulière. Le parcours est bien fait car je parviens à croiser à plusieurs reprises Jessica, Camille et Chloé ! J’ai une vague d’émotion à chaque fois !

Il ne reste qu’un kilomètre, je rassemble mes forces et je tente une légère accélération. Je franchie la ligne d’arrivée en me disant « ça y est » !

Triathlète ! (3 heures 09 min 27 s)

J’ai adoré ! Je pensais m’essayer au triathlon mais pas tout de suite et pas sur un format M en premier, mais au final je suis tellement contente d’avoir pu suivre l’impulsion lancée par Chloé, Jessica et Camille pour m’inscrire ! Vivre cela à plusieurs a rendu ce moment encore plus magique !

Johana triathlon Thonon
©Maxence Pierre

Et vous, le triathlon, vous en pensez quoi ?
Vous avez aimé ce compte-rendu croisé ?

 A très vite.

One comment Add yours
  1. Très sympa ce CR complet, et les photos sont top !
    Content d’avoir été là à vos côtés avec Max!

    J’ai hâte d’en faire un avec vous de tri 😉

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