Lisbonne, Mars 2018

Samedi 10 mars, les copines et moi nous envolions pour Lisbonne ! Au programme : quatre jours entre filles au Portugal pour visiter, déguster des spécialités culinaires portugaises mais surtout courir le semi-marathon ! Et oui, quelques mois après avoir franchi pour la première fois la ligne du semi de Lyon, j’avais envie de remettre ça. Alors, le RP a explosé sur ce Lisboa meia maratona ?


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Première fois pour moi au Portugal. Autant vous dire que j’avais hâte de commencer ce weekend entre filles. Malheureusement, le départ a été un peu perturbé et on a dû laisser une de nos acolytes en France avec pour consigne de profiter pour elle et de tout donner sur la course. Dans l’avion, l’atterrissage a failli être mouvementé, mais après avoir tourné autour de l’aéroport plusieurs fois pour cause de bourrasques, on a pu se poser en douceur, ouf. Remise de nos émotions, on a été poser nos affaires dans un Airbnb au top, et on a pris un vieux tramway bien cliché pour se rendre sur le village d’exposition.

– Récupération des dossards –

Si j’ai appris une chose au cours de mes voyages c’est que les français se retrouvent toujours, quel que soit les circonstances. A Lisbonne la règle s’est vite confirmé car nous sommes tombées sur un groupe de Vendéens (le monde est petit) au sortir du tramway. Petite papote le long du trajet qui fait encore plus monter l’adrénaline et la motivation. Très vite, on rejoint le lieu du retrait des dossards.

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Comme il est assez tard, il n’y a pas grand monde, on peut donc profiter des stands, dont celui du Polaroïd qui nous laisse un beau souvenir. On avance pour le premier stand, celui du dossard que l’on nous remet avec un sac et un T-shirt. On oublie la version fille très petit et on se penche sur la version homme bleu foncé mais plutôt sympa. Il y a aussi des T-shirts rouges pour ceux qui prendront le départ du 7km.

Petite surprise du soir, le parcours a été modifié à cause du vent. Le départ ne se fera donc plus sur le célèbre Pont du 4 avril, celui qui ressemble comme deux gouttes d’eau au Golden Gate de San Francisco. C’est dommage mais on est rassuré, pas de montée en vue, plutôt de la descente même (ouf). Par contre on commence un peu à prendre peur. Il va vraiment y avoir un temps horrible ? Ici, à Lisbonne ? Alors qu’on avait rêvé de soleil et de chaleur depuis des mois ?

Une dernière photo de groupe avec nos dossards et nos grands sourires et on retourne au bercail pour une pasta party. Comme pour le semi-marathon de Lyon, on passe aussi par la pause coiffure pour des nattes dans tous nos cheveux. Merci à Johana notre coiffeuse attitrée ! Le morale est au beau fixe malgré quelques appréhensions dues au manque de préparation et à quelques petits bobos mais on a hâte d’en découdre avec ce nouveau semi-marathon.

🏃🏻‍♀️

– Jour J : let’s do this –

Le réveil sonne, les sourires sont toujours là. Dehors par contre le soleil peine à sortir. On reste positives, il ne pleut pas. Niveau tenues, certaines hésite. Débardeur ou manches longues, short ou legging ? Pour moi, pas de surprise, je n’ai qu’un short. J’enfile par contre le T-shirt du semi-marathon, un peu plus de manches pourrait me servir même si ce n’est pas grand chose. Clémence la prévoyante a même pensé à prendre un sac poubelle pour avant le départ. Quelle maligne, puisque quelques minutes après avoir mis le pied dehors, il commence à pleuvoir !

Dans les transports, c’est un flow de coureurs qui se succède. On suit le mouvement. On s’imprègne de l’ambiance, la pression commence à monter. Très vite, on se retrouve sur une grande place. De là, il faut rejoindre la ligne de départ, tout en haut d’une grande route. Hop hop hop, on se glisse dans la foule impressionnante et on avance.

La musique se fait entendre. Il semblerait que le départ soit proche. On a entendu le top quelques minutes avant mais vu le monde, il va falloir patienter un peu avant de s’élancer. Et d’un coup, Jess nous dit go, c’est la ligne ! Ah oui !

Je rentre dans ma bulle. J’ai un peu peur car si vous vous souvenez, c’est tout sourire et avec encore un peu trop de jus sous le pied que je franchissais la ligne de mon premier semi-marathon. J’ai donc dans l’espoir de profiter à fond de ce semi-marathon à Lisbonne et surtout, j’aimerai essayer de faire mieux niveau chrono. Malheureusement, je sais que ça va être dur, la bonne condition physique d’octobre dernier étant loin, très loin.

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Photo ©maratonaclubedeportugal
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Photo ©maratonaclubedeportugal

Je m’élance. Les jambes vont bien, le soleil est là, Jess est tout près de moi, je me dis que je vais essayer de la suivre le plus longtemps possible. Les trois premiers kilomètres se passent en zigzag. Il y a tellement de monde, c’est dingue. Impossible de garder un cap, on double et se fait doubler sans arrêt. Je me sens bien, j’ai l’impression que cette course va être top. J’ai le sourire, je profite.

Au KM 4, je tourne la tête un quart de seconde, et quand je cherche autour de moi, je ne vois plus la tête tressée de Jess que je suivais religieusement. Mince, elle est où ? Impossible de la trouver avec ce monde, grrr. Bon tant pis, je continue, je vais peut être la retrouver un peu plus loin. Et là, surprise, la pluie s’invite ! C’est quelle tombe fort cette coquine ! Au début ça fait du bien, ça rafraîchit mais très vite, je commence à avoir un peu froid. J’essaie quand même de ne pas trop faire attention, j’ai un bon rythme, je ne veux rien lâcher.

Ouf, ça s’arrête. Le vent lui se fait un peu plus sentir. Heureusement, j’ai attrapé un buff avant la course, je suis contente, il me tient chaud au cou. J’avance encore les jambes se sont refroidis mais avancent toujours.

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Photo ©maratonaclubedeportugal

Au 7ème kilomètre, on attaque la partie longue. Une grande ligne droite où le vent de face est impitoyable. Et au loin, on croise déjà les jambes élancées des élites qui reviennent sur leurs pas. Alala, parfois je rêve que moi aussi je suis grande et svelte et je cours un marathon en 2h… Autour de moi, il y a toujours autant de monde mais je commence à me sentir bien seule. J’ai voulu mettre ma musique mais non, elle ne veut pas se mettre en route. Je ne veux pas sortir mon téléphone de ma poche, j’ai peur de me déconcentrer (il m’en fait peu) et de perdre le rythme.

Le rythme, je vais le perdre. Après l’averse de tout à l’heure, c’est une nouvelle attaque qui survient. Cette fois, elle est encore plus violente, difficile de garder les yeux ouverts, il faut avancer coûte que coûte mais le moral en prend un coup et surtout, les gouttes deviennent de plus en plus dures. Je ne rêve pas, non non, il grêle !! En short, ces petites boules de glaces sont impardonnables et mes muscles sont comme tétanisés. Olala, il me reste encore tant de kilomètres…

Le moral est bas et la vitesse s’en ressent. J’essaie de relancer mais je n’y arrive pas. J’ai des fourmis dans les pieds et mes cuisses sont dures. Pourtant, au kilomètre 10, je suis sous l’heure de course, je suis donc très bien pour mon chrono.

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Photo ©maratonaclubedeportugal

J’avance. Je regarde les coureurs autour. Un essai de communiquer avec moi mais je ne comprends pas. Il parle en portugais et ne comprends ni le français, ni l’anglais. Il laisse tombé et me laisse de nouveau seule face à ce vent de face. La grêle s’est arrêtée et nous avons depuis longtemps passé les arches séparant les semi-marathoniens et les coureurs/marcheurs du 7km. J’aurais peut-être dû bifurquer à droite…

L’avantage de ce parcours en ligne droite, c’est qu’on voit aussi les premiers qui reviennent et je me concentre donc à trouver les filles. Je ne verrais que Jess et ignorerais apparemment superbement Johana qui pourtant donnait de la voix pour m’encourager. Pourtant, à ce moment là, tout était en off chez moi. J’étais au ralenti, concentré à mettre un pied devant l’autre avec pour ordre de moi à moi de ne surtout pas marcher sinon je savais que je ne pourrais pas me remettre à courir. Autant vous dire que les derniers kilomètres de ce semi-marathon on été un réel supplice. J’ai lutté pour ne pas m’arrêter, pour ne pas couper et repartir dans l’autre sens avant le demi-tour officiel, pour essayer d’allonger la foulée toujours sans aucune réponse de mes jambes. C’était dur, et la pluie est revenue enfoncer encore un peu le clou.

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Photo ©maratonaclubedeportugal

Et puis enfin, le panneau 20 km. Plus que 1 tout petit kilomètre à parcourir, 800m, 700m, 600m, 500m, et bip bip, ma montre qui me dit, c’est bon, tu as fini ! Hein ?! Mais non la ligne elle n’est pas là ? Comme c’était dur de continuer, de tout donner, ne rien lâcher. Enfin, là, je la vois, l’arche. J’entends le speaker parler un peu en français. Ca fait du bien. J’aimerai accélérer un peu mais impossible alors un pas devant l’autre et enfin, ça y est, je suis semi-marathonnienne une seconde fois ! Je l’ai fait ! J’en ai chié, j’ai souffert mais j’ai passé la ligne et ô joie, je peux enfin m’arrêter !

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Quelle épreuve ! Deux courses, deux fois la même distance mais deux expériences et deux ressentis diamétralement opposés. Pourtant, c’est fière que j’ai reçu ma médaille et cette épreuve, loin d’être idéale m’a remis les idées en place et redonné l’envie de me battre et surtout de bien m’entraîner pour que ça ne se passe plus comme ça.

Avez-vous eu des expériences râtées qui vous ont pourtant boostées ?

 A très vite. 

 

5 thoughts on “[Compte-rendu] Semi-marathon : Lisboa nous voilà !

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