Supporters du Tour de France

Allemont, Juillet 2017

Hier après-midi j’assistais pour la première fois, en live, au passage du Tour de France. Compétition cycliste plus que réputée, le Tour de France fait vibrer depuis sa 1ère édition en 1903 un large public d’initié mais aussi d’amateurs. Si je n’ai jamais été fan de ce grand événement par le passé, je commence à y prendre goût et à le suivre depuis l’année dernière (oui seulement). L’occasion était donc trop belle pour ne pas aller voir en vrai ces athlètes sur leurs vélos et découvrir par la même occasion, un autre petit bout du département Isérois.

Tour de France Christopher Froome Maillot Jaune

Ah si mon Grand-Père me voyait regarder Le Tour de France alors que je faisais toujours la grimace quand, en juillet, il se posait devant la TV pour regarder des mecs pédaler pendant des heures. Je ne comprenais vraiment pas cet engouement autour de La Grande Boucle. Tous ces gens qui passaient leur temps devant la TV ou partait suivre Le Tour avec leurs caravanes. Mais pourquoi ? Aujourd’hui, alors que je fais moi même un peu de vélo de route et que je m’intéresse beaucoup plus à toutes les sortes de compétitions sportives, je commence à comprendre comment on peut autant aimer ce rendez-vous annuel sur les routes de France.

Le tour de france Allemont Isere 2017

Le tour de France 2017 Peloton Allemont

– Les + du Tour de France –

Pourquoi je m’intéresse au Tour de France ?

Il y a plusieurs réponses à cette question :

– Déjà, je trouve vraiment super qu’un événement français parti de rien devienne au fil des années, une des trois grandes épreuves les plus prestigieuses au monde du cyclisme sur route (avec Le Tour d’Italie et Le Tour d’Espagne).

– Maintenant que je sais ce que ça représente de rouler, je me rends compte à quel point l’effort que font ces hommes pendant 3 semaines est monstrueux. Déjà, il faut être en forme tous les jours pendant quasiment un mois, ensuite, les vitesses sont monstrueuses et le parcours pas forcément si facile.

– J’adore découvrir mon pays et les petits trésors que l’on a en France. Je trouve que les commentateurs de France Télévision ont vraiment bien réparti le temps d’antenne entre le suivi de la course et des athlètes mais aussi et surtout des images splendides du paysage et des petites anecdotes sur les bâtiments, les endroits, l’histoire et les spécificités des villes et paysages traversés par le parcours. Merci Franck Ferrand pour ces petites pauses culturelles vraiment enrichissantes.

L’ambiance sur le bord des routes est effervescente et pleine de bonne humeur. Pour mon baptême Tour de France, j’ai adoré l’atmosphère qui se dégageait du public du Tour. On s’est placé à quelques kilomètres après le sprint intermédiaire, vers une montée en zigzag pour avoir la chance d’observer les coureurs un peu plus longtemps que s’ils passaient à plat et à 50km/h devant nous. Pour cela, il a fallu arriver tôt, les routes des cols étant fermées plusieurs heures en avance. Si d’ordinaire patienter n’est pas mon fort, là, je n’ai pas vu le temps passer. Et pour cause, on a observé les cyclistes amateurs s’attaquer à une partie du parcours, je ne vous raconte pas comme j’avais envie de pédaler avec eux moi aussi. On a papoté avec d’autres personnes, la plupart étant là avec leurs camping-cars et tout l’attirail du véritable supporter. On a pratiqué notre anglais avec des Danois et des Norvégiens qui adorent le Tour de France et suivent chaque année sans exception les étapes afin de voyager tout en encourageant leurs petits chouchous.

La Caravane du Tour. Tout un symbole. Avec pas moins de 160 véhicules, c’est toute une procession de chars publicitaires qui sillonne le parcours du jour pour animer les routes en attendant le passage des cyclistes. Des vélos ou des goodies, on se demande ce qu’attendent le plus les enfants qui attendent sur la route. Deux heures avant l’arrivée des coureurs, on entend la musique et les sourires s’agrandissent. Comment sera la pêche et qui aura attrapé le plus de petits cadeaux ? C’est drôle à voir et ça fait patienter. Tout le monde lève les bras en l’air et espère attraper un porte-clés, une casquette ou tout autre petite babiole offerte par les marques. J’avoue avoir été un peu déçue quand une casquette m’a échappé des mains pour s’envoler vers les enfants norvégiens un peu plus loin. Moi aussi, je la voulais… (snif)

Le passage des cyclistes. Forcément, le moment que l’on attend tous. Quand on voit les premières motos arriver, on sait qu’ils ne sont pas loin. Tout le monde est sur le qui-vive et prépare sa voix pour encourager le plus fort possible son cycliste ou l’équipe qu’il préfère. Suivant son emplacement, ça peut aller très vite et le moment passe en un instant. Mais on ressort toujours impressionné de la vitesse, de la puissance et de l’organisation de la tête de course ou du peloton. On a eu la chance de pouvoir bien voir les coureurs et j’aurais juré que Christopher Froome m’avait fait un clin d’oeil s’il n’avait pas eu des lunettes aussi foncées (comment ça je fabule ?).

– Le site internet du Tour de France. Il fallait le mentionner, le site du Tour est vraiment bien fait et regroupe un maximum d’informations sur les coureurs et le parcours avec pleins de détails et d’images mais aussi sur le tourisme pour rendre encore plus accessible les lieux de passage de La Grande Boucle.

Caravane Tour de France 2017

Tour de France 2017 Isere Allemont

Tour de France 2017 Echappee De Gent Matthews

Tour de France 2017 allemont

Tour de France 2017 Thomas Voeckler

Le Tour de France Allemont Isere

– Les – du Tour de France –

Ce qui me plaît moins sur Le Tour de France ?

Forcément, il y a bien quelques points qui me chiffonnent avec Le Tour de France.

La pollution. Une chose que j’ai remarqué et qui me fait un peu halluciné, c’est le côté non écologique. Si le vélo est un sport qui ne pollue pas et qui ne devrait donc pas poser de soucis pour l’environnement, je n’arrive pas à comprendre que les coureurs soient suivis par autant de véhicules non électriques ! Les gars, avec tous vos sponsors et les marques qui vous suivent, demander des motos et des voitures sans pots d’échappement ! D’une, ça fera du bien pour la pollution mais en plus ça serait beaucoup plus respectueux pour les poumons de ces sportifs que vous coller non stop durant la course. 6 hélicos vus hier et un nombre incalculable de voitures et de motos (équipe, pub, police, pompiers, sans parler des supporters). Et je ne parle pas des avions/bus pour rejoindre deux étapes entre-elles. Un tracé sans transport entre les étapes, possible ?
L’impact écolos en prend un coup. On salue les zones de propreté pour jeter les papiers des ravitos consommés pendant la route et on ne doute pas que les bidons jetés font des heureux parmi le public. Là-dessus, on note les efforts et on ne peut qu’applaudir.

L’argent. Beaucoup moins présent que pour le football (qui entre-nous en devient ridicule), on ne peut pas nier que plus l’équipe à de l’argent, plus elle a de chance de gagner. Forcément, le matériel coûte cher et le prix exorbitant des vélos derniers cris en font pleurer plus d’un. Mais le gros soucis selon moi, c’est le coût pour être village de départ qui délocalise la Grande Boucle dans des pays frontaliers. Alors avis mitigé pour moi. Je pense que Le Tour de France comme son nom l’indique devrait se faire seulement en France mais vu l’engouement internationale autour de l’événement, c’est chouette de proposer à nos voisins de pouvoir accueillir une étape dans leur pays.

La vitesse. Je ne parle pas de la vitesse des cyclistes même si on aimerait qu’ils ralentissent quand ils passent devant nous pour pouvoir les admirer un peu plus longtemps mais bel et bien de la vitesse des voitures en amont et aval du passage des coureurs. J’ai été étonné de voir à quelle vitesse circulait la Caravane publicitaire. Alors certes, le parcours est long mais avec 2 heures d’avance, ralentir devrait pouvoir se faire et serait bien moins dangereux pour les supporters étourdis qui ne font pas vraiment attention en ramassant les lots tombés sur la chaussée. Certaines voitures du Tour sont d’ailleurs passées extrêmement vite le matin. Certes, les routes étaient fermées aux voitures mais il y avait énormément de cyclistes amateurs dans les lacets montagneux.

L’attente. J’avoue le mettre juste pour la forme car finalement notre attente n’est pas parue interminable mais quand on pense qu’il faut être minimum 1 heure sur place avant l’heure d’arrivée de la caravane, le ratio attente-spectacle peut être injuste. Après, l’ambiance, le paysage et espérons le, la météo, devrait vous permettre de ne pas trop vous ennuyer en attendant.

Certains supporters me mettent en rogne. Quand je vois des personnes prendre autant de risques pour rien, ça m’énerve. Les gens sont parfois vraiment idiots et se croient seuls. C’est souvent le problème avec les foules, il y en a toujours pour faire les malins, vouloir toucher les cyclistes, se croire tout permis, se mettre devant vous pour mieux voir alors qu’en restant à leurs places tout le monde en aurait pour son compte. Et je ne parle pas de ceux qui cachent la vue des vélos avec des drapeaux, des fumigènes ou qui se mettent sur leur passage. Tout est une question de bon sens mais certains mériteraient des cours de bonne conduite…

La complexité des tactiques de ce sport pour les non initiés. Je parle en connaissance de cause. Si Le Tour de France ne me donnait pas envie quand j’étais petite, c’est que je n’avais pas conscience de tous ces petits trucs à savoir pour avoir une bonne compréhension des pourquoi du comment des échappées, des maillots de couleurs, d’un peloton avec des équipes et des stratégies de groupe, etc. Pour moi, chacun pouvait gagner et les voir tous en groupe comme ça à rouler « sans rien faire d’autres » me paraissait tellement ennuyeux et long. En plus, rien ne vous permet d’identifier qui est qui, aucun nom sur les maillots au dos, ni rien pour distinguer les membres d’un groupe. Comment voulez-vous reconnaitre Bardet, Voeckler, Froome ou même Quintana, derrière des lunettes de soleil et un casque quand vous n’êtes pas un grand habitué ? Heureusement, quand on commence à comprendre le fonctionnement et les mises en place de calculs et de stratégies, on se prend vite au jeu du Tour de France et on a du mal à ne pas regarder au moins des petites bribes, surtout lors des étapes en montagne, où il y a souvent plus d’actions et d’attaques. Et en ce qui concerne les coureurs, il y en a un qu’on repère toujours, c’est le maillot jaune, actuel leader et potentiel vainqueur.

Tour de France 2017 Christopher Froome
Tour de France 2017 _ M. Kittel et W. Barguil

Tour de France Allemont

Allemont Tour de France 2017

Allemont Isere Tour de France 2017

J’ai adoré me rendre à Allemont, cet endroit magnifique à moins d’une heure de Grenoble. Sans Le Tour de France, je n’aurais, je pense, jamais eu l’idée de m’y rendre. En tout cas, quelle chance d’avoir atterri à cet endroit pour attendre les cyclistes, je n’aurais pu rêver meilleur spot.

Vous suivez le Tour de France ? Pourquoi aimez-vous ou non, cette course ?
Etes-vous déjà allé voir le passage des coureurs ?

 

 A très vite.

4 comments Add yours
  1. Bel article et magnifiques photos , on s’y croirait !
    Je partage complètement tes analyses et critiques .
    J ai une petite question , as tu enfourché ton vélo pour y aller ??
    Bisous

    1. Merci ! Et non malheureusement on y est allée en voiture mais je regrette, j’aurai adoré avoir mon vélo et faire un petit bout du col d’Ornon avec. Voir tous ces cyclistes amateurs le faire m’a donné tellement envie. Prochaine fois 🙂

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