Trisalagou 2018 : de retour pour la distance M

Lac du Salagou, 2 juin 2018

Quand juin rime avec triathlon, c’est forcément au trisalagou que je pense. L’année dernière, on avait pris le départ du XS, soit le plus petit format avec Chloé et si on avait adoré, on était aussi frustrées de ne pas avoir choisi une plus grande distance. Cette année, on remet ça et on s’attaque à la distance M. Je vous raconte ?



Après le triathlon de Thonon les Bains, en juillet dernier, je savais que la distance M (ou olympique) était celle qui me plaisait le mieux. Elle laisse le temps d’apprécier chaque discipline et est bien moins frustrante que le XS, qui enchaîne nage, vélo et course sans aucun répit et où reprendre son souffle est du domaine de l’impossible.

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– Trisalagou distance M –

Cette année, on agrandit notre petit groupe puisque Jess et Johana ont décidé de prendre le départ de notre triathlon chouchou après qu’on leur ai raconté 2017. Petit bonus de dernière minute, on a trouvé un dossard, la veille, pour le papa de Chloé qui allait prendre le départ de son premier tri !

On profite de la journée du samedi pour négocier la vente de la dernière trifonction Décathlon disponible et on se rend sur le village de la course pour récupérer nos dossards et prendre la température de l’eau et de ce qui nous attend le lendemain.

trisalagou M retrait dossards

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– J-1 : retrait des dossards –

Sur le village, tout est très bien organisé et fluide. On retire nos dossards qui sont dans une petite enveloppe avec nos bonnets et nos puces. On se dirige ensuite vers les différents stands pour récupérer nos cadeaux. Un T-shirt, du vin, des fraises Tagada, un tube de récupération Stimium, et une pastille isotonique pour mettre dans les bidons d’eau lors de l’effort.

On note avec soulagement que la température est plus clémente que l’année dernière grâce à la pluie des derniers jours qui nous évitera de prendre un départ sous 38°. Par contre, qui dit pluie dit terres rouges trempées et flaques au rendez-vous. La grande question est donc : quelles chaussures doit-on mettre pour la course ? Des routes ou des trails ? La réponse ne se fait pas attendre quand on voit les arrivant du L avec les jambes et les chaussures orange. A la vue de leurs têtes déconfites, et de leurs regards, on se rend compte que cette année, la course va être difficile. On en interroge certains qui nous confirme que cette année, la tête rouge, va nous en faire voir de toutes les couleurs et que c’est sans hésiter des chaussures de trail qu’il nous faut. Ca promet pour demain…

trisalagou village depart triathlon M

trisalagou pack dossard 2018

trisalagou lac du sapajou 2018 M

Kits de départ en main, on prépare notre race pack pour ne rien oublier et on customise nos vélos avec  des anti-sèches pour se souvenir du parcours et surtout des montées qui nous attendent. Les barres sont collées au cadran, les gourdes au réfrigérateur pour avoir de l’eau la plus fraîche possible, on a vérifié plutôt 2 fois qu’une qu’on avait tous nos trifonctions, casques, bonnets, etc.

On est fin prêt. Reste plus qu’à profiter de la soirée et à se coucher tôt car demain le réveil risque de piquer un peu. Que voulez-vous, être triathlète, ça se mérite, même au niveau amateur.

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– Natation –

On y est. Autour de moi, plus de 660 bonnets oranges se sont regroupés. Heureusement, j’ai des visages connus et rassurants qui m’entoure. Les bouées sont repérées la papote avec les autres participants terminée. Mon coeur commence à s’emballer. Je me mouille, rince une dernière fois mes lunettes pour enlever la buée, écoute le brief du speaker qui annonce non pas 1200m mais 1500m de nage (ah ?!). Le compte-à-rebours commence. Dernier grand coup de respiration et pouêêêêêêt ! C’est parti !

Je cours. Etrangement, les cailloux ne sont pas aussi pointus que l’année dernière. Je sais qu’il ne sert à rien de nager avant que mes pieds ne puissent plus toucher le sol. Je vois Jess devant moi, je la suis. Elle plonge, j’y vais ! J’ai un mal fou à poser ma nage. Autour de moi des milliers de bras qui remuent. Certains me touchent, d’autres m’empêchent d’avancer. Je me faufile comme je peux mais l’appréhension du coup est bien présente depuis Thonon. J’alterne entre crawl et brasse. Je panique car je n’arrive pas à respirer. Je ne vois rien, le fond est trop sombre. Et puis la 1ère bouée arrive. Les rangs se resserrent et d’un coup tout devient plus fluide. Les écarts se creusent, la place se créée et je peux enfin me calmer et nager comme à la piscine. Une, deux, trois, on souffle. Tiens, un bras nu, c’est sans aucun doute une des copines, puisque encore une fois nous sommes très peu à ne pas avoir de combi. Je me cale sur son rythme, me colle un peu trop parfois même. Seconde bouée, tout vas bien, c’est le moment de repartir vers le rivage. Et d’un coup, glouglou je bois la tasse, quelqu’un me tire la jambe. Je me retourne rapidement et repars mais de nouveau on s’accroche. Cette fois, je ne me laisse pas faire et donne un coup de pied à mon assaillant. Je le vois qu’il panique mais très clairement c’est lui ou moi et dans la bataille, je ne veux pas être celle qui coule. Je réitère mon regard noir. Derrière les lunettes il n’a du rien voir mais le second coup de pied lui fait comprendre de me lâcher et je ne le reverrais plus. Je lève la tête pour voir où j’en suis et me rends compte que j’ai complètement dévié. Je me remet dans la trajectoire, il doit rester à peine 5 minutes, j’essaie d’accélérer un peu tout en posant bien mon souffle.

Je me relève, ôte mes lunettes et mon bonnet et cours devant les 5 autres concurrents qui sont sortis avec moi. C’est ma petite victoire personnelle, et tac, tu sors un chouille avant moi mais je cours pour te doubler sur le tapis. Puéril, je sais, mais tellement grisant !

Chrono officiel : 28’43. Si on a fait 1500m, c’est top, sinon, c’est plutôt moyen pour moi mais en même temps j’étais beaucoup moins à l’aise qu’à Thonon et mon départ en stress a du me faire perdre pas mal de temps. Point positif, j’ai beaucoup mieux vécu la nage cette année qu’en 2017.

trisalagou _ Natation depart M

trisalagou M depart natation

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– T1 –

Quand j’arrive au niveau de mon vélo, je vois Johana décrocher le sien et Jessica se préparer. Je ne m’éternise pas. Une gorgée d’eau, j’enfile mes chaussettes (oui j’innove), mes chaussures, mon porte dossard, mon casque, mes lunettes, nouvelle gorgée d’eau, je souffle et go, je file enfourcher mon bolide.

Chrono officiel 02’16. Oups, moi qui pensais avoir fait vite, je me suis bien rallongé par rapport au 54″ sur le XS.

trisalagou parc vélos triathlon M

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– Vélo –

La partie que j’attendais le plus ! Celle qui m’avait laissé un goût de reviens-y et qui, je le savais, allait m’emmener sur un terrain au paysage magnifique.

Pas de surprise, ça monte dès les premiers mètres. Cette fois je ne suis préparée et pense aux conseils de Maxime pour éviter de perdre trop de vitesse dès que la route s’incline. Je me fais doubler mais je double aussi, on dirait que ça fonctionne. Après la mise en jambes, le pourcentage s’accentue. C’est ce moment que choisit Jess pour me rejoindre. Les jambes sont dures mais on le sait, elles vont se détendre au fur et à mesure. Puis tout va très vite. Je me fais doubler dans les montées mais j’enclenche la vitesse supérieure dès que la route s’aplanit ou que des descentes s’offrent à nous. Je redouble Jess mais vais de nouveau me faire dépasser lors d’une tentative quasi désespérée de me ravitailler sans ralentir. Cause perdu face à un papier trop résistant. Pas grave, je vois ses chaussettes rouges de loin, je vais essayer de ne pas les perdre.

Puis vient le col, la grosse montée bien longue du parcours. Je mouline, pense à bien m’hydrater, je me cale sur le rythme d’un concurrent qui me demande si je le suis. Bah oui pardi ! On fera un bon bout de chemin ensemble avant que je ne me remette en mode fusée descendante et que je le lâche. Entre temps, j’ai croisé Chloé qui m’a rattrapée dans la montée. Je lui dis qu’il faut qu’elle carbure car je crois bien avoir vu son papa me doubler comme une flèche dans la montée (ça n’était pas lui). Elle me double mais en haut du col, quand la route redescend, je repasse devant, non sans mal car un faux mouvement dû à un freinage trop brusque me vaut une jolie crampe dans le mollet. Je sers les dents et fonce, tentant de mettre le plus de distance possible car je sais qu’elle court plus vite que moi et espère ne pas trop arriver longtemps derrière elle.

Je dois souffler fort car un autre cycliste me fait signe de le doubler. J’arrive, j’arrive. Et on remonte, je reperds du rythme (il faut vraiment que je travaille la grimpette), le fameux mec me redouble avec un petit sourire. On fera ça 3-4 fois. C’est plat, je fonce et oh, oui j’en avait oublié de lever la tête et de profiter du paysage concentrée comme je l’étais sur le rythme à donner à mes jambes. Autour de moi, des collines rouges où de nombreux prénoms ont été inscrits à l’aide de cailloux blanc. Que c’est beau.

Dernière partie. Mon mollet me tire, j’ai du mal. Tellement que dans une montée je vais papoter avec un coureur qui va … plus vite que moi (j’ai un peu honte). Je suis une fille à la tresse blonde que je retrouverais sur la course puis à la fin pour la féliciter de son podium. Une espoir qui a du potentiel et de belles courses qui l’attendent.

La ligne est là, je retire les pieds de mes chaussures, saute à terre et file mettre mes baskets.

Temps officiel : 1:54:02. Je suis contente car je visais 2h. Une choses à sûre, j’ai très envie de refaire le parcours en levant la tête cette fois ci pour profiter du paysage.

velo trisalagou triathlon 2018

trisalagou M velo 2018

velo trisalagou 2018 triathlon

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– T2 –

La nage c’est fait, le vélo aussi, reste plus que la course et les 9 km que je redoute tant. Depuis plusieurs mois, je ne sais pourquoi mais je fais un blocage sur la course. Mais aller, j’y suis presque, je vais le faire !

Chrono officiel : Mes Hoka aux pieds, je repars tranquillement après 1’30 d’arrêt au stand.

trisalagou parc vélos triathlon M 2018

– Course –

J’avance et je me sens bien, ouf. Le chemin pour le moment est sec et agréable. Il commence à faire chaud mais ça va. 2 kilomètres sont passés et là, c’est le drame. Dans une petite montée j’ai trop tiré sur mon mollet qui me fait désormais très mal. Je marche mais avance et décide d’adopter la stratégie suivante : en descente et sur plat je cours, dès que ça monte, je marche pour ne pas trop tirer.

Autant vous dire que ces 9 km ont été longs, très longs ! Heureusement, je croise Chloé qui a la forme et compte-bien rattraper son retard perdu bêtement en partant sur la course avec … son casque ! Elle file  devant sans oublier de m’encourager. Je lui dit que je vais au moins mettre 1h30, qu’elles ne s’inquiètent pas de ne pas me voir tout de suite.

Je me force a ne pas trop trainer. Le parcours est un vrai terrain de cross et on a parfois de l’eau jusqu’aux genoux. Une flaque qu’on ne peut éviter et hop la chaussure ressort orange à cause de la terre rouge. Le parcours est le même que l’année dernière pour le début mais nous fait avancer bien plus loin, sortant de la « forêt » pour courir à découvert sous la chaleur plus loin, longeant la rouge. Puis on retourne au bord de l’eau et là, vraiment, j’aurai aimé pouvoir rentrer à la nage. Au ravito, je me fais arroser. Je dois avoir une tête étrange car beaucoup me demandent si ça va. Juste une crampe, ça va passer. Au moins, je ne suis pas la seule. Etonnement, beaucoup marchent, je suis assez surprise, c’est la première fois que je vois autant de personnes marcher en triathlon.

Enfin la voilà, la pancarte qui annonce les derniers mètres. Hourra ! A peine 2 kilomètres avant je m’étais remise à courir au rythme de Fabien, un V2 qui avait besoin d’un repère pour ne pas lâcher. A deux, on est plus fort et on n’a pas lâché !

Temps officiel : 1:15:54. Et bah, c’était long et fastidieux !

triathlon M course a pied trail trisalagou

trisalagou M

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– Sur la ligne d’arrivée –

C’est fini !! Je retrouve les copines qui en ont aussi bavées sur la course mais qui sont contentes de leurs courses respectives. Elles sont aussi propres que moi mais ont bien meilleur mine. En attendant le papa de Chloé qui ne va pas tarder, j’enlève mes chaussures avec un soulagement extrême et je file voir l’ostéo qui me confirme que j’ai bien fait de ne pas trop forcer car je me suis fait une petite élongation.

Malgré un final décevant pour moi, je suis contente de mon triathlon et surtout je suis ravie de la partie vélo où j’ai réussi à appliquer toutes les petites techniques de l’entraînement. J’ai encore du boulot pour faire des chronos et surtout il faut que j’arrête de m’aligner sur des courses non préparée mais le triathlon est vraiment un sport que j’aime beaucoup. Enchaîner trois disciplines est certes difficile mais j’adore !

Temps officiel : 3h42’27. Impossible de faire mieux qu’à Thonon avec une course à pied qui s’est transformée en randonnée. Dommage mais pas grave, je prendrais ma revanche.

trisalagou distance M ravioles en baskets

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Un triathlon de prévu prochainement ? Si oui, lequel ?
Des conseils pour garder la motivation tout au long de l’année ?

A très vite.
mavielabas trisalagou

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